C’est l’une des premières questions que se posent les vendeurs : combien coûte un courtier immobilier, et surtout, qui paie la note ? La commission représente souvent le principal coût d’une transaction, et elle demeure entourée de nombreux mythes. Ce guide fait le point sur les pourcentages en vigueur au Canada et au Québec, sur la personne qui assume réellement ce coût, sur la façon dont la commission est partagée et sur ce qu’elle couvre vraiment. Vous y verrez aussi pourquoi ce montant est presque toujours négociable.
Qu’est-ce que la commission d’un courtier immobilier ?
La commission est la rémunération que touche le courtier lorsqu’une transaction se conclut. Elle s’exprime en pourcentage du prix de vente final de la propriété et n’est versée qu’au moment de la signature de l’acte de vente chez le notaire.
Autrement dit, si la propriété ne se vend pas, aucune commission n’est due. Ce mode de rémunération au résultat aligne les intérêts du courtier et du vendeur : les deux veulent vendre au meilleur prix, dans les meilleurs délais. C’est l’un des avantages qu’on souligne quand on explique pourquoi vendre avec un courtier plutôt que seul.
Combien coûte la commission au Canada ?
Il n’existe aucun taux unique ni tarif officiel au Canada. La commission varie selon la province, l’agence, le type de propriété et le niveau de service offert. Cela dit, on peut donner des ordres de grandeur.
De façon générale, la commission se situe entre 3 % et 5 % du prix de vente au Canada, certaines sources élargissant la fourchette jusqu’à 7 % selon les régions et les mandats. Ces pourcentages sont des repères de marché, et non une grille imposée.
Et au Québec ?
Au Québec, la commission d’un courtier immobilier se situe fréquemment entre 4 % et 7 % du prix de vente, le taux le plus courant tournant autour de 4 %. Sur une propriété d’un demi-million de dollars, l’écart entre ces pourcentages représente déjà plusieurs milliers de dollars, d’où l’importance de bien comprendre ce que vous obtenez en retour.
Une commission n’est pas un prix affiché : c’est une entente négociée entre vous et votre courtier.
Qui paie la commission ?
Voici le point le plus mal compris. Dans la grande majorité des transactions au Canada, c’est le vendeur qui paie la commission, celle de son propre courtier comme celle du courtier de l’acheteur.
Concrètement, l’acheteur qui fait affaire avec un courtier ne le paie généralement pas de sa poche : sa rémunération provient de la commission versée par le vendeur, puis partagée. C’est pourquoi recourir à un courtier pour acheter est, dans les faits, sans frais directs pour l’acheteur, un argument de poids quand on décide de se faire accompagner à l’achat.
Comment la commission est-elle partagée ?
Quand deux courtiers interviennent, la commission payée par le vendeur est divisée entre le courtier inscripteur, qui représente le vendeur, et le courtier collaborateur, qui représente l’acheteur. Le partage n’est pas nécessairement égal et fait partie des conditions du contrat de courtage.
Depuis 2022, une règle importante protège les parties : un courtier qui représente le vendeur ne peut plus représenter l’acheteur dans la même transaction. Chaque partie profite ainsi d’un accompagnement dédié à ses seuls intérêts, sans conflit.
La commission est-elle négociable ?
Oui, et c’est essentiel à retenir. Aucune loi ne fixe le taux de commission, et les ententes entre courtiers visant à uniformiser les prix sont même interdites par la loi. Le pourcentage se négocie donc au cas par cas.
Plusieurs facteurs influencent le taux retenu : la valeur de la propriété, la complexité de la vente, les conditions du marché et l’étendue des services demandés. Un taux plus bas peut sembler attrayant, mais il faut toujours le mettre en balance avec la qualité de la mise en marché et l’expérience du courtier.
Que couvre réellement la commission ?
La commission ne paie pas qu’une simple inscription. Elle rémunère un ensemble de services professionnels qui, bien exécutés, se traduisent souvent par un meilleur prix de vente.
- L’évaluation juste de la valeur marchande et le positionnement du prix.
- La mise en marché : photos professionnelles, visibilité sur les portails et le réseau du courtier.
- La coordination des visites et la qualification des acheteurs.
- La négociation, puis le suivi jusqu’à la signature chez le notaire.
C’est cette valeur ajoutée qui explique pourquoi confier la vente de sa propriété à un professionnel demeure, pour bien des vendeurs, plus rentable qu’une vente sans intermédiaire.
La vraie question n’est pas combien coûte un courtier, mais combien il vous fait gagner au bout du compte.
N’oubliez pas les taxes
Un détail souvent oublié : la commission rémunère un service, et elle est donc assujettie aux taxes. La TPS et la TVQ s’ajoutent au montant de la commission convenue.
Pensez à en tenir compte dans votre calcul du produit net de la vente. Les taux de taxation étant susceptibles de changer, validez-les au moment de votre transaction pour éviter les surprises au décompte notarié.
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Questions fréquentes sur la commission d’un courtier immobilier
Quel est le pourcentage moyen de commission au Canada ?
Il n’existe pas de taux unique. La commission se situe généralement entre 3 % et 5 % du prix de vente au Canada, et certaines régions vont jusqu’à 7 %. Au Québec, une fourchette de 4 % à 7 % est courante, autour de 4 % le plus souvent. Ces chiffres sont des ordres de grandeur négociables, pas un tarif fixe.
Est-ce l’acheteur ou le vendeur qui paie la commission ?
Dans la vaste majorité des cas, c’est le vendeur qui paie la commission, y compris la part du courtier de l’acheteur. L’acheteur qui se fait représenter ne verse donc généralement rien directement, puisque la rémunération de son courtier provient de la commission payée par le vendeur.
Peut-on négocier la commission d’un courtier ?
Oui. Aucune loi ne fixe le taux, et les ententes de prix entre courtiers sont interdites. Le pourcentage se négocie selon la valeur de la propriété, la complexité de la vente et les services demandés. Il est toujours pertinent d’en discuter ouvertement avec votre courtier avant de signer le contrat.
La commission est-elle taxable ?
Oui. La commission rémunère un service assujetti à la TPS et à la TVQ, qui s’ajoutent au montant convenu. Il faut en tenir compte au moment de calculer le produit net de votre vente, et valider les taux applicables à la date de la transaction.